Le concept de terrain remonte à la période antique et s'est perpétué jusqu'à nos jours. Pour de soigner, mais avant tout pour maintenir l'état de santé, la tradition s'est toujours, et en premier lieu, référée à la nature du terrain individuel. Claude Bernard, le célèbre physiologiste lyonnais déclarait dans les années 1850 : « Le microbe n'est rien, le terrain est tout ».
Pasteur montre, dans une expérience sur le choléra de la poule, que l'affection microbienne est en rapport direct avec le terrain. Plus tard, Léon Vannier, éminent physiologiste rouennais, définit, dans son ouvrage « La doctrine de l'homéopathie Française », l'humain en fonction de son type et de son tempérament; il évoque la notion de constitution d'un sujet par l'observation de sa typologie et parle dans le même ouvrage du « tempérament », permet tant une approche de l'homme en fonction de ses réactions physiques, biologiques, chimiques et psychiques